Tout au long de la vie d’une femme, le vagin est protégé par une flore résidente que l’on appelle également microbiote intime. Celui-ci est essentiellement composé de bactéries probiotiques chargées d’empêcher l’intrusion de micro-organismes pathogènes. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le milieu probiotique vaginal.
Qu’est-ce qu’un probiotique vaginal ?
Le vagin, tout comme la vulve, sa voisine, abrite un très grand nombre de bonnes bactéries de la famille des ferments lactiques qui assurent une mission de protection des muqueuses intimes. On les appelle des bactéries probiotiques. Un probiotique vaginal, c’est donc un type bien précis de bactérie qui protège votre intimité contre les microbes et les virus qui pourraient chercher à s’y implanter, mais aussi contre certains parasites et champignons microscopiques.
Des probiotiques, on en retrouve dans tout notre organisme : sur la peau, dans la bouche, dans les intestins, entre autres. Ceux qui composent la flore vaginale font principalement partie de la famille des lactobacilles et appartiennent à différentes souches.
Quelles sont les différentes souches probiotiques vaginales ?
La composition du microbiote intime varie non seulement d’une femme à l’autre, mais aussi d’une période à l’autre de l’existence. La flore du vagin n’est pas la même à 15 ans, à 30 ans ou à 60 ans, mais elle se modifie également en fonction des variations hormonales, par exemple au cours de la grossesse, de la puberté, de la ménopause ou pendant les règles. D’autres facteurs peuvent également influencer cette composition, notamment les habitudes d’hygiène intime, la vie sexuelle, le type d’alimentation ou la prise de certains médicaments. Par exemple, la prise d’un traitement antibiotique peut conduire à la destruction des probiotiques bénéfiques.
Une flore vaginale saine est généralement dominée par la souche Lactobacillus crispatus, mais elle peut aussi contenir une majorité de Lactobacillus gasseri ou de Lactobacillus jensenii. À côté de ces souches majoritaires, on retrouve également Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus plantarum, Lactobacillus acidophilus vaginalis ou encore Lactobacillus reuteri.
En temps normal, tout ce petit monde vit en équilibre, ou plus précisément, en symbiose. Mais, face à certains facteurs d’agression, il est possible que certaines souches prennent le dessus sur d’autres et provoquent des troubles intimes, voire des infections. C’est ce que l’on nomme la dysbiose. C’est ce qui arrive parfois en cas de prolifération du champignon Candida albicans, responsable de la si inconfortable mycose intime (candidose) ou encore de la bactérie Gardnerella vaginalis à l’origine d’une vaginose bactérienne. Parmi les autres vecteurs d’infections intimes connus, on peut également citer Chlamydia trachomatis, l’herpès ou encore le Trichomonas vaginalis.
Rétablir l’équilibre du microbiote vaginal pour retrouver le confort intime
Cela peut paraître étonnant au premier abord, mais restaurer l’efficacité de la flore vaginale peut se faire par voie orale. Celle-ci est en effet étroitement liée à l’équilibre du microbiote intestinal. Capables de passer d’une flore à l’autre, les bactéries probiotiques qui se développent dans les intestins peuvent aller coloniser le vagin sans encombre. Il est donc pertinent de prendre un complément alimentaire à base de probiotiques pour réensemencer celui-ci et ainsi combattre les troubles intimes tels que les démangeaisons, brûlures, pertes blanches et mauvaises odeurs dues à la contamination par un agent pathogène.
Certains aliments sont particulièrement riches en probiotiques comme le fromage, les yaourts et certaines boissons issues d’une fermentation. Cependant, il est difficile de savoir quelles souches ils contiennent exactement et en quelles proportions. Un complément alimentaire en gélules ou en poudre, lui, vous indique clairement le type de lactobacilles présents dans la formule. Pour vous assurer que les probiotiques arrivent à bon port, tournez-vous vers un produit conditionné en gélules gastro-résistantes qui protégeront les micro-organismes de l’acidité gastrique. Ainsi, ils seront délivrés directement dans l’intestin, d’où ils pourront se rendre au niveau des parties génitales pour rééquilibrer le microbiote intime.